TÉMOINS

Le témoin de juin 2026

André Chamson

D’ascendance protestante, né à Nîmes le 6 juin 1900, André Chamson grandit dans les Cévennes qui seront par la suite le théâtre de ses nombreux romans. Après une scolarité au Vigan, à Alès, puis à Montpellier il se rend en 1918 à Paris. Élève de l’École des chartes (promotion 1924) il obtient le diplôme d’archiviste paléographe.  En 1922, il rencontre Lucie Mazauric (Anduze, 20 août 1900 – Paris, 9 juin 1983), protestante et chartiste comme lui. Ils se marient en 1924. Ils ont une fille Frédérique, née en 1927 et prénommée en hommage à Frédéric Mistral, qui devient actrice et écrivaine sous le nom de Frédérique Hébrard.

 

En 1925, André Chamson publie son premier roman, Roux le Bandit, où il témoigne de ses convictions pacifistes. Attaché à la Bibliothèque nationale, il est nommé chef adjoint du cabinet d’Édouard Daladier, ministre de l’Instruction publique. En 1927, le bibliothécaire de la Chambre des députés l’appelle pour le seconder. De son côté, sa jeune femme entre à la Conservation du Louvre ; elle deviendra par la suite conservateur des archives des musées nationaux.

En 1933, André Chamson est nommé conservateur-adjoint au château de Versailles. Il milite dans les années 30 aux côtés des partisans du Front populaire, faisant partie du Comité de vigilance des Intellectuels Antifascistes qui se crée après les événements du 6 février 1934. Il fonde en 1935 avec Jean Guéhenno et Andrée Viollis l’hebdomadaire Vendredi dont ils assureront une direction collégiale du journal jusqu’à sa disparition en novembre 1938.

 

Après son engagement auprès des Républicains pendant la guerre d’Espagne, André Chamson est mobilisé comme capitaine dans les Chasseurs alpins lorsqu’éclate la Seconde Guerre mondiale.

 

Durant l’occupation, il entre dans la Résistance dans les maquis du Lot. Il réside à Montauban entre septembre 1940 et mai 1943, dans l’immeuble situé 30, rue de la Comédie, où il va assurer la conservation des chefs-d’œuvre du musée du Louvre se trouvant au musée Ingres. 

André Chamson Plaque commémorative à Montauban

À la Libération, il retrouve ses fonctions de conservateur de musée et est nommé au Petit Palais. Il est élu à la présidence du Pen Club en 1956. Il siège également au conseil d’administration de l’ORTF. André Malraux lui propose en 1959 la direction des Archives de France.  

 

Il est élu membre de l’Académie française le 17 mai 1956.

 

André Chamson meurt le 9 novembre 1983, quelques mois après son épouse. Ses obsèques se déroulent au temple de l’Oratoire à Paris. Ils sont tous deux enterrés dans les Cévennes, en pleine nature,  sur le serre de la Lusette, près du Pic de Barette qui domine la vallée de Taleyrac, sur la commune de Valleraugue : sur leur tombe est gravé, en fac-similé, le Resister de la Tour de Constance.

 

Œuvres principales :

Les Taillons ou la Terreur blanche (1974), La Tour de Constance (1970), La Superbe (1967), Roux le Bandit (1925)

 

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Chamson

 

https://museeprotestant.org/notice/andre-chamson-1900-1983/

 

 

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