AOÛT 2026

Le témoin né au mois d'Août 2026

BARTHOLDI Auguste

 

Frédéric Auguste Bartholdi (1834 – 1904)

 

 

Frédéric Auguste Bartholdi naît à Colmar le 2 août 1834 dans une famille protestante et alsacienne. Il est le fils de Jean Charles Bartholdi (1791-1836), conseiller de préfecture, et d’Augusta Charlotte, née Beysser (1801-1891). Le couple a quatre enfants, dont seuls l’aîné, Jean-Charles (avocat-éditeur, puis interné pour maladie), et le cadet, Auguste, survivront. À la mort prématurée de son père en 1836, sa mère, de condition aisée, décide d’aller vivre à Paris, tout en conservant la maison familiale du 30, rue des Marchands à Colmar.

De 1843 à 1851, il étudie au lycée Louis-le-Grand à Paris. Parallèlement, sa mère l’inscrit comme élève dans l’atelier du sculpteur Antoine Étex et du peintre Ary Scheffer. Ce dernier lui conseille de s’orienter vers la sculpture qu’il étudie dans l’atelier du sculpteur Jean-François Soitoux (1816-1891). Auguste Bartholdi obtient son baccalauréat en 1852 et un an plus tard, sa mère lui achète un atelier, rue Vavin, qu’il occupera pendant quarante ans.

Dès 1854, en réponse à un concours lancé par la ville de Colmar, Bartholdi présente un projet pour une statue du général Rapp, natif de Colmar (1771-1821). Son projet est retenu et la sculpture présentée à Paris dans le cadre de l’Exposition universelle de 1855. Elle est définitivement installée en 1856 à Colmar où elle rencontre un grand succès.

Dans le même temps, il entreprend en compagnie notamment du peintre Jean-Léon Gérôme, un voyage en Égypte où il découvre la sculpture monumentale, voyage qu’il prolonge seul au Yémen et en Éthiopie. Il en rapporte de nombreux dessins et photographies orientalistes qui marqueront ses œuvres ultérieures.

Pendant la guerre franco-allemande de 1870-71, Bartholdi est officier de la Garde Nationale et participe à l’organisation de la défense de Colmar. Il met toute son énergie à sauver l‘Alsace des mains de l‘envahisseur. En vain, sa « petite patrie » est annexée en 1871 pour son grand malheur. Puis, il est nommé agent de liaison du nouveau gouvernement auprès de Garibaldi et devient son aide de camp.

A la fin de cette année terrible, il effectue son premier voyage aux États-Unis pour sélectionner en personne le site où sera installée la statue de la Liberté.

 

 

A la même époque il travaille pour la Ville de Belfort à un monument célébrant la résistance de la cité au siège de 1870 : le Lion de Belfort (1872-1880).

Voulant exalter la portée universelle du message républicain, il est franc-maçon depuis 1875, adhérent à la loge Alsace-Lorraine à Paris.

Il commence la construction de la statue de la Liberté dans ses ateliers parisiens, rue Vavin.

En décembre 1876, à New York, il épouse Jeanne Émilie Baheux de Puysieux. Celle-ci serait d’origine aristocratique, mais n’est que simple modiste. La peur de déplaire à sa mère qui s’oppose à cette union, a conduit Frédéric Auguste à repousser le mariage pendant presque cinq ans.

Bartholdi reçoit également de nombreuses commandes privées, notamment pour des monuments funéraires (tombe d’Émile Hubner au cimetière de Mulhouse, 1890). Il participe également à l’ornementation de deux temples.

  • à Boston, il dessine un projet représentant le Baptême, la Communion, le Mariage et la Sépulture ; ce bas-relief qui se déroule sur la partie haute du clocher de la première église baptiste (First Baptist Church), sera réalisé par des sculpteurs italiens,

 

 

  • à Boissy-Saint-Léger (Val-de-Marne), il décore en 1874 le tympan d’entrée du temple : un haut-relief représente la Foi et l’Espérance.

 

 

Il est alors un statuaire de renom tant en France qu’aux États-Unis. Il est élevé au grade de commandeur de la Légion d’honneur en 1886, 22 ans après avoir été nommé chevalier.

Les voyages à Colmar deviennent compliqués. Les autorités allemandes réduisent sévèrement le droit de séjour d‘Auguste dans sa ville natale. Sa mère qui l‘a rejoint à Paris décède en novembre 1891. Au même moment le chantier du percement du boulevard Raspail l‘oblige à quitter son atelier de la rue Vavin pour s‘installer au n°82, rue d‘Assas.

Auguste Bartholdi meurt de maladie le 4 octobre 1904 en son domicile à Paris, sans qu’il n’ait pu retourner en Alsace. Il est inhumé à Paris au cimetière du Montparnasse (28e division). Le service funèbre, comme celui en 1914 de sa veuve, a été présidé par leur ami le pasteur Jules-Émile Roberty, du temple protestant de l’Oratoire du Louvre.

La maison natale de Bartholdi à Colmar est transformée en musée en 1904 et présente les multiples aspects de son œuvre de sculpteur, d’architecte, de peintre et de dessinateur.

https://www.huguenots-france.org/france/celebrites/bartholdi.htm

https://museeprotestant.org/notice/frederic-auguste-bartholdi-1834-1904/

https://www.musee-bartholdi.fr/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Auguste_Barthold

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