Témoins

Le témoin de juillet 2026

MADELEINE BAROT

 

Madeleine Barot est née le 4 juillet 1909 à Châteauroux dans une famille d’enseignants. 

Elle fait ses études secondaires aux lycées de Clermont-Ferrand et de Versailles.

 

 

Étudiante à la Sorbonne de 1927 à 1934, elle obtient une licence d’histoire, un diplôme d’études supérieures d’histoire, et un diplôme d’archiviste-bibliothécaire. Elle milite au sein d’associations de jeunesses protestantes, la Fédération française des associations chrétiennes d’étudiants (fondée en 1895).

 

 

Elle est en 1934 stagiaire à la Bibliothèque nationale, puis bibliothécaire à l’École française de Rome de 1935 à juin 1940.

 

Dès l’entrée en guerre de l’Italie, Madeleine Barot est rapatriée de Rome et est nommée le 15 août 1940 par le pasteur Marc Boegner au secrétariat du Cimade (Comité inter-mouvements avec les évacués) qu’elle met en place avec Suzanne de Dietrich, afin d’aider à résoudre les problèmes tragiques auxquels les réfugiés et les évacués sont confrontés. Elle occupera ce poste jusqu’en 1956.

 

Elle coordonne l’aide aux camps d’internement, en particulier celle de Gurs (Pyrénées-Atantiques), où environ 40.000 étrangers et juifs furent rassemblés avec force sous le régime de Vichy. Elle organise des centres d’accueil au Chambon-sur-Lignon ainsi que  des procédures de vol en Suisse pour les Juifs les plus menacés.

 

Elle fait partie du groupe de recherche qui a écrit les Thèses de Pomeyrol en 1941, soulignant la résistance de l’Église réformée française au nazisme. Les « thèses de Pomeyrol » rejettent ouvertement le régime de Vichy, le totalitarisme et condamnent le statut des juifs mis en place par Vichy en octobre 1940 et juin 1941.

Après la Libération Madeleine Barot est en charge des détenus soupçonnés de collaboration, notamment à Drancy (près de Paris).

 

De 1953 à sa retraite en 1973, Madeleine Barot est directrice du département de la coopération entre les hommes et les femmes au sein de l’Église et de la Société du Conseil œcuménique des Églises, ainsi que chef du département de l’éducation pour le développement.

 

Entre 1974 et 1979, elle est secrétaire du Comité des affaires sociales internationales et économiques de la Fédération protestante française.

 

En 1980, elle devient vice-présidente de l’ACAT (Action chrétienne pour l’abolition de la torture).

 

En 1988, Madeleine Barot est nommée docteur Honoris Causa de la faculté de théologie de Paris.

 

En 1988, elle obtient la reconnaissance de Juste parmi les nations décerné par le mémorial de Yad Vashem, pour sa contribution au sauvetage de Juifs durant la Seconde Guerre mondiale.

 

Elle décède le 28 décembre 1995 à Paris 14e.

 

 

  https://www.fondationresistance.org/recherche-et-documentation/ressources/portrait/madeleine-barot/

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Madeleine_Barot

 

https://museeprotestant.org/notice/madeleine-barot-1909-1995/

 

 

  

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