JADE de François Garagnon

«Un mystère a longtemps plané dans ma tête, avant de se poser sur une branche de ma conscience….Ce mystère, c’est celui de la présence de Dieu.» Ainsi débute le récit de Jade, petite fille qui se passionne pour les choses spirituelles.
Dans la joie, avec humour, elle s’interroge, cherche à comprendre, a des illuminations qu’elle nous livre ingénument. Elle est touchante de poésie : «Monsieur Saint-Esprit, c’est un peu comme un allumeur de réverbères, il illumine tout ce qu’il approche», attachante par ses élans d’enthousiasme : «L’enthousiasme, ça aide à inventer le bonheur, et c’est rudement bon…»
Pour elle, «Dieu est un as parce qu’elle s’est aperçue qu’il faisait les choses beaucoup mieux qu’elle.»
Ses conseils sont fréquents : «Il faut devenir des sources pour donner aux autres envie de s’y désaltérer», ses sentences séduisantes : «Le rêve, ça s’use que si on ne s’en sert pas.» ou «Mais le plus grand plaisir… c’est le plaisir de faire plaisir. Au plaisir de Dieu !»
En dehors de sa mère, des hommes adultes dialoguent avec elle et l’aident à trouver sa place dans le monde en explorant les questions de l’existence, des relations humaines et des mystères de la vie. Jade pourrait être la sœur du Petit Prince.
«Carpe Diem ! Alléluia ! Eurêka !»
Jade et les Sacrés Mystères de la vie est un conte philosophique de François Garagnon paru en 1991,
François GARAGNON est né le à Neuilly-sur-Seine (France), est un écrivain et éditeur français.
MON BEL ORANGER de José Mauro de Vasconcelos

Zézé vit à Bangu au Brésil et il est l’avant-dernier fils d’un travailleur pauvre au chômage et d’une mère indienne qui travaille péniblement à l’usine pour nourrir sa famille. A cinq ans, il sait déjà lire mais il est régulièrement battu par toute sa famille à l’exception de sa grande sœur Gloria et son petit frère Luis (le Roi Luis pour Zézé). Car pour échapper aux difficultés et à la misère, Zézé fait des farces à tout son voisinage et, souvent, cela tourne mal. Pour s’évader, Zézé peut compter sur la musique (il accompagne un chanteur de rue pour se faire un peu d’argent de poche) et sur son imagination débordante. Il partage ses joies et ses peines avec son pied d’oranges douces, Minguinho qui l’écoute, lui répond, et le laisse monter sur sa branche.
La rencontre avec Manuel Valadares, un riche descendant de colons portugais, bouleverse la vie de Zézé. Surnommé «Portugâ» l’homme se prend d’amitié pour le garçonnet et devient son père de substitution.
A la suite d’un drame, Zézé sombre dans le désespoir : une fièvre le ronge et ses jours sont en danger.
L’histoire se clôt sur la convalescence de Zézé auquel son père annonce qu’il a trouvé un bon emploi et que les temps de misère sont finis.
Le roman a été adapté au cinéma par Marcos Bernstein en 2012 sous le titre Mon bel oranger.
Le livre est disponible à la Médiathèque de Nérac section roman jeunesse.

Mon bel oranger est un roman partiellement autobiographique publié en 1968. José Mauro de Vasconcelos a écrit une suite publiée en 1974 sous le titre
Allons réveiller le soleil.
L’auteur raconte l’adolescence de Zézé. Il a onze ans et a été adopté par une famille riche. Son quotidien en est-il meilleur ?