MARC – LOUIS FORISSIER
Marc-Louis FORISSIER est né le 08 septembre 1897 à Saint-Étienne dans la Loire. Il est le cinquième enfant sur six (deux sœurs et trois frères) de Régis FORISSIER (1856 – 1942) et de Anne Marie Marguerite Antoinette GUILLAUMOND (1859 – 1936).
Il vit à Fraysse (42) où son père est passementier et sa mère ourdisseuse.
Engagé volontaire en septembre 1915, il rejoint le 38e Régiment d’Infanterie à Saint Étienne.
Nommé caporal puis sergent, il est blessé en Picardie par un éclat de grenade le 24 juin 1917. Il est alors amputé de l’avant-bras gauche et réformé.
Il reçoit la médaille militaire.
En octobre 1919 il s’engage dans l’Armée du Salut, participe en Suisse à la convention qui se déroule en Suisse d’août à septembre 1922.
Inscrit à l’Institut Biblique de Nogent-sur-Marne, il est présent lors de la première assemblée générale qui fait suite à la création de l’institut de théologie évangélique en octobre 1921 par Mr & Mme SAILLENS.
Marc-Louis FORISSIER est décoré de la médaille et de la croix de guerre en 1923.
Il rencontre une étudiante Marie-Louise Célina TRELAT avec laquelle il se marie le 18 décembre 1923. Sur son acte de mariage, il est mentionné comme Pasteur Missionnaire.
En octobre 1924, le couple part en mission au Congo où il fonde le poste de Zémio à l’extrémité orientale de l’oubangui-Chari.
De retour en France, il est le pasteur de la paroisse de Saint-Sébastien-de-Cordéac en Isère en 1928.

Il officie ensuite à Nérac de 1935 à 1942 puis à Tarbes jusqu’à son décès le 18 août 1965.
Marc FORISSIER est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages sur le protestantisme dans les différentes régions dans lesquelles il a officié.
Citons «Le protestantisme en Bigorre : 1548-1848» et en deux volumes «Histoire de la Réforme en Béarn».«Nérac, ville royale et huguenote» et «Nérac, des ténèbres à la lumière» sont deux livres de référence.
Propos tenus par M. André Garbay, instituteur communiste, maire de Nérac de 1977 à 1983, conseiller général de 1976 à 1982 :
«J’ai assisté à la conférence du pasteur Forissier au cours de laquelle, courageusement, il prit publiquement la défense des Juifs en s’appuyant sur les textes bibliques. Je le considère comme étant le premier résistant néracais. Le lendemain, il ne put donner la deuxième partie de sa conférence. Étant donné l’impact qu’il avait auprès de la population, les vichystes n’osèrent pas l’arrêter ou le mettre en résidence surveillée…»
Sources : La vie politique à Nérac de Nicolas Lacombe
https://gw.geneanet.org/emisiala?lang=fr&n=forissier&p=marc+louis