Un semeur sortit pour faire ses semailles… (Luc 8,4-8)
Le semeur de la parabole semble peu soucieux de sa récolte : il sème, il sème à tous vents. Il fait comme les agriculteurs du temps de Jésus. Cette semence est jetée partout, sans compter.
Jésus compare la semence à la Parole, avec une majuscule. La Parole, c’est Dieu lui-même qui parle et Dieu n’est pas mesquin, il n’est pas regardant, il n’est pas radin.
Il est prodigue, il est généreux en paroles parce qu’il souhaite que la Bonne Nouvelle soit répandue partout et pour tout le monde.
Seulement voilà : cette Parole rencontre parfois le Mauvais qui ferme les cœurs. Elle s’affronte aux épreuves qui amènent le doute ou encore aux soucis de toutes sortes qui nous rendent sourds.
Dieu pourtant continue de prodiguer sa parole. Il attend des cœurs disponibles, des terrains favorables, capables d’entendre et de comprendre la Parole.
Chaque personne, toi, moi, et les autres est un terrain, un jardin. Tout le monde a semé et sème encore en nous, y compris nous-mêmes. Notre père, notre mère, des membres de notre famille, nos amis, nos voisins, la société, les événements, la télévision, les réseaux sociaux etc., et nous-mêmes par nos lectures, nos réflexions, nos prises de conscience, nos désirs, nos pulsions. Tout le monde sème en même temps que Dieu, et tout cela ça pousse.
Quelle allure a mon jardin, ma terre ? Quelle sera ma récolte ? Du pissenlit, des orties, des tomates, des navets, des fleurs, des mauvaises herbes ? Les semences sont là, mais la semence a besoin d’un jardinier, d’un agriculteur.
Nous avons notre mot à dire sur la sorte de jardin que nous aurons, que nous serons. Dieu veut faire fleurir sa Parole en nous, mais encore faut-il que nous le voulions, que nous le décidions, que nous l’accueillons. Ainsi cette parabole du semeur nous annonce que le Evangile est déjà semé en tout et en tous dans le monde et en chacun. À nous d’en être conscients et d’y collaborer pour qu’il germe et pour qu’il porte du fruit en abondance.
Pasteur Walter Techera
Le pasteur Walter Techera, de la paroisse de Menton, vient en vacances à Nérac du 10 juin au 1er juillet et logera au presbytère.
Nous aurons la joie d’accueillir Malala Randriamarosoa, étudiante en théologie à l’IPT de Montpellier, du 1er au 23 août. Elle assurera les cultes à Nérac ou à Eauze durant cette période.
Bienvenue Malala !

Le comité œcuménique international du Temps pour la création a retenu le thème Immersion dans l’Eau vive pour 2026, en s’appuyant sur un texte d’Ézéchiel 47, 9-12 :
« En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent. […] Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront ; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront pas. Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède ».
Le Temps pour la Création nous invite à prier et à agir pour le soin de la Création.
Il a lieu chaque année entre le 1er septembre, journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création, et le 4 octobre, fête de saint François d’Assise. Face aux crises écologiques et sociales, des organisations chrétiennes catholiques, protestantes, orthodoxes et œcuméniques s’unissent pour faire grandir une dynamique porteuse d’espérance en priant et en agissant pour le soin de la Création.
Le Temps pour la Création est un temps pensé pour renouveler notre relation avec notre Créateur et avec toute la création en célébrant, en changeant et en nous engageant ensemble à agir. Pendant le Temps pour la Création, nous nous joignons à nos frères et sœurs de la famille œcuménique en priant et en agissant pour notre maison commune.
La musique au culte ou le musicien dans le culte
Plusieurs membres du conseil m’ont demandé d’écrire un article sur ce sujet.

Je précise que mes propos n’engagent que moi et ne sont pas forcément majoritaires dans l’église protestante. Nous n’en sommes plus aujourd’hui à l’époque de Calvin, sinon je serais au chômage !!
Les moments musicaux durant le culte font partie intégrante de la célébration. Comme Mlle Jacquemin, je pense que le silence s’impose dès les premières notes ; c’est aussi pour cette raison qu’il n’y a pas de musique à la sortie, les gens ayant besoin de parler entre eux. Mais tout cela peut être remis en débat.
Comment sont choisies les œuvres : d’abord en fonction de leur difficulté ; je déchiffre bien mais ne suis pas un grand technicien pianistique et je n’ai plus 20 ans ; ensuite en fonction de la durée : une ouverture de culte peut supporter plus de puissance et peut être plus longue. Pendant l’offrande, cela dépend du nombre de personnes présentes mais c’est souvent une œuvre courte. Pour les obsèques il faut choisir des pièces qui ont la possibilité de reprises pour s’adapter au nombre. Ce qui explique aussi que de nombreux organistes étaient aussi de grands improvisateurs pouvant s’adapter à la durée de la prestation.
Ensuite, le temps de l’église : suivant les périodes il y a des partitions écrites pour ces moments (ascension, pentecôte, noël, quelques chorals luthériens extraits aussi de cantates très précises dans le calendrier) et des titres en rapport avec les textes du jour s’ils sont respectés.
J’aime particulièrement être attentif au moment musical après la prédication. Pour moi, c’est le moment le plus important du culte (la prédication pas ce que je joue) ; respecter ce moment de silence aussi important que les sons de l’orgue et trouver une pièce qui va prolonger ce temps de réflexion ; ce n’est pas toujours facile ne sachant pas sur quoi le ou la prédicateur (trice) va mettre l’accent. Il m’est arrivé de changer mon choix au dernier moment.
J’aime aussi transmettre mes goûts. C’est pour cela que j’explique avant de commencer les choix musicaux faits. Je sais aussi faire plaisir à certain(e)s, Satie, Haendel par exemple. Et Bach apprécié par tous ; je dis aussi mon émotion que j’espère transmettre, dans certains chorals de Bach ou de Walter. La puissance de ces valeurs longues des chorals luthériens m’a toujours beaucoup ému.
Il y a certaines pièces que je ne peux jouer sur cet instrument pour 2 raisons : pas de deuxième clavier et pas de pédalier complet (32 notes) c’est dommage mais je fais avec.
Je terminerai enfin pour rappeler qu’en tant que ministre chargé de la musique, il faut mettre son ego de côté et ne pas oublier que nous sommes, les musiciens, au service du culte et uniquement. Pour les musiciens, ce n’est pas toujours une chose facile.
Patrick Goujon
Culte de famille
Tous les premiers dimanches du mois, nous nous retrouvons pour un culte de famille à Maignaut Tauzia. Celui ci à lieu dans une belle campagne gersoise et dans une ambiance familiale, une fois sur deux, chez Aline et Jean Immer, ou chez sa sœur Elisabeth à proximité. Tous apprécient ce moment chaleureux, qui fortifie la foi de chacun, soulage et réconforte face aux difficultés liées à l’âge en apportant une réelle espérance.
| Dans nos familles
Nos pensées fraternelles vont à la famille dans le deuil. Nous soutenons de nos prières et de notre amitié fraternelle leurs familles et proches.
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A venir : nos rendez-vous
Concert de Pierre Fouchenneret le 8 juillet à 18h au temple de Nérac.
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Reprise en septembre des études bibliques à Nérac un lundi par mois au monastère des Clarisses. A Eauze tous les 15 jours le mercredi à 15h au temple.
Groupes de prière à Nérac (salle annexe tous les jeudis à 16 h) à Eauze : tous les 15 jours le mardi au temple à 15h30. ACAT : Reprise des réunions en septembre