MESSAGE FRATERNEL

3 ème TRIMESTRE 2026

ÉDITORIAL

 

Cet été nous avons accueilli deux personnes dans notre paroisse :

En juillet, pour ses congés, Walter pasteur à Menton. Son accent d’Amérique du Sud ne nous a pas laissé insensibles.

Ses prédications,extrêmement bien construites autour du texte biblique et portées vers l’action nous ont donné beaucoup d’énergie. C’est en tout cas mon impression.

En août, Malala, étudiante en théologie à l’IPT de Montpellier, débutait dans l’exercice. Son sourire,sa joie de vivre,sa force de conviction, son implication dans la vie de la paroisse, ont entrainé tout le monde. Je sais que la préparation des cultes lui prenait beaucoup de temps ainsi que la rédaction de son mémoire à soutenir en septembre.

Elle a assuré les cultes de Nérac et d’Eauze ainsi qu’un culte de maison dans le Gers. Merci  à tous les deux pour votre aide qui a soulagé nos prédicateurs (trices) dévoué(e)s.

Merci Malala pour ta foie ta connaissance des textes. Tes hésitations  à rentrer dans le ministère pastoral sont compréhensibles mais tu trouveras toujours ta place dans l’EPU, peu importe laquelle.

Merci enfin au conseil régional pour cette aide  courte mais utile.

Patrick GOUJON, président du CP

L’Évangile comme antidote au fantasme de toute-puissance ?

 

Connaissez-vous le récit des pèlerins d’Emmaüs ? (Luc 24,13-35)

Deux pèlerins marchent et discutent des évènements récents. Un inconnu les rejoint et fait route avec eux. Un inconnu ? En réalité, il s’agit de Jésus, mais leurs yeux sont incapables de le reconnaître. Et pour cause : le Jésus en qui ils avaient placé l’espoir d’une délivrance politique pour Israël est mort. Ils en portent le deuil. La seule image qu’ils gardent de lui est décrite par la bouche d’un des deux pèlerins : « C’était un homme prophète, puissant en parole et en action devant Dieu et devant tout le peuple » (Luc 24,19). Ainsi, dans leur imaginaire, si Jésus était vivant, il ne pouvait réapparaître que d’une manière triomphante, en accomplissant cette mission politique qu’ils lui avaient assignée.

Mais la description que l’un de ces pèlerins fait de Jésus n’en dit-elle pas beaucoup plus sur lui que sur Jésus lui-même ? Cette vision de Jésus comme un messie politique triomphant ne trahit-elle pas un fantasme de toute-puissance dont ils sont porteurs et qu’ils projettent sur Jésus ? Or, force est de constater que ce fantasme de toute-puissance gangrène aujourd’hui plus que jamais notre société et se manifeste sous des formes diverses.

Un coup d’œil sur l’actualité politique mondiale – des noms que je me garderai de citer, mais que vous reconnaîtrez sans peine – suffirait largement à illustrer mon propos. Et face au découragement qui peut parfois nous gagner, à la désespérance et au sentiment d’être de simples spectateurs impuissants face aux guerres et aux violences dont aucun milieu ne peut se prétendre épargné : n’y a-t-il pas précisément une invitation qui nous est adressée à prendre au sérieux notre responsabilité d’être témoins de l’Évangile ? À condition, bien entendu, d’être au clair sur ce que nous mettons derrière le mot « Évangile » et de continuer nous-mêmes à en vivre. En effet, l’Évangile dont nous témoignons met justement à mort cette nécessité de recourir à la toute-puissance, ce besoin de se sentir tout-puissant. Car l’Évangile, c’est ce qui donne à entendre la joie d’une existence libérée, justifiée par pure grâce, une existence que Dieu rejoint, lui qui nous donne de voir que ce n’est pas pour avoir une place dans ce monde que nous devons nous battre, quitte à écraser tout ce qui dresse sur notre passage.

Notre place nous est donnée dans une marche côte à côte avec le Christ, comme ces pèlerins.

L’Évangile dont nous témoignons donne à entendre une existence mise librement au service des autres, à la suite du Christ qui a partagé le pain et qui l’a servi aux pèlerins. L’Évangile permet de réaliser que nous ne formons qu’un seul corps en Christ, et quand nous comprenons cela, nous ne sommes plus obligés de chercher une sécurité en ayant une trop haute (Rm 12,3) ou une trop basse opinion de nous-mêmes. Nous sommes libres d’avoir « une juste opinion de nous-mêmes », puisque dans un organisme chaque partie a sa valeur unique et son rôle irremplaçable à jouer. Si une partie s’arroge le rôle des autres, le corps entier s’appauvrit. Si les parties refusent de jouer leur rôle, tout l’organisme est handicapé. Mais quand chacun exerce pleinement ses dons, tous sont enrichis. Puisse alors la communauté que nous formons être enrichie par tous les dons de ses membres, et cette richesse se déployer à son tour dans ce monde que Dieu a tant aimé et dans lequel il nous envoie.

Malala RANDRIAMAROSOA


Que fait l’Église de l’argent qui lui est donné ?

« L’Église ne vit que de dons » C’est le temps de l’offrande mais à quoi va-t-elle servir ? Mon offrande est-elle suffisante ? Que faut-il verser à Église ?

Dans notre budget, il y a ce qu’on appelle les dépenses locales et des dépenses mutualisées c’est-à-dire des dépenses que l’on partage avec les autres églises de l’EPUdF, au niveau régional et au niveau national.

Au niveau régional, la rémunération des pasteurs constitue une grosse dépense. Les petites associations cultuelles n’ayant pas les moyens de rémunérer un pasteur sont aidées par les grandes. Tout le monde s’entraide, c’est un des grands principes de Notre Église : la solidarité.

Mais ce n’est pas tout, les pasteurs ne dépendent pas du régime des salariés mais d’un régime spécial. Donc l’Église rémunère les pasteurs, verse aux pasteurs retraités une pension ainsi que des aides pour les frais médicaux. Mais elle participe aussi à leur formation. Les études de théologie sont suivies dans une faculté privée dont il faut rémunérer les enseignants et entretenir les locaux.

Outre ces dépenses, l’Église organise de multiples rencontres, par exemple le Grand Kiff pour les jeunes de toute la France et seule une organisation nationale permet de réaliser et financer des projets de cette envergure. C’est la raison pour laquelle l’EPUdF peut recevoir des dons et a l’autorisation d’émettre des attestations de don permettant aux donateurs de bénéficier d’une réduction sur leur impôt sur le revenu à hauteur de 66% de leur don annuel. Et il y a aussi les legs. On dit qu’aujourd’hui, sans les legs et ces généreux donateurs, l’Église serait vite en faillite.

Mais si notre Église locale reçoit un legs, elle sera riche pour longtemps et pourra envisager de gros travaux !

Certes mais il y a un principe très important de solidarité et d’entraide au sein de l’EPUdF. Une partie des legs est reversée pour d’autres Églises.

En plus de l’entraide et de la solidarité au sein de l’EPUdF, notre Église est régie par le système presbytérien-synodal. Presbytérien cela veut dire, ce qui se décide au niveau local. Avant on ne parlait pas d’association cultuelle mais de paroisse et on a gardé ce mot comme presbytère, conseil presbytéral mais pour les grandes décisions, il faut l’approbation de l’Assemblée Générale, c’est-à-dire le vote majoritaire de tous les membres de l’Église locale.

Et « synodal » signifie ce qui se décide au synode. Les décisions prises par le synode sont supérieures et une Église locale ne peut pas les remettre en cause ou refuser de s’y soumettre.

Le synode est une assemblée qui se réunit une fois par an, au niveau régional et au niveau national. Ses membres sont des pasteurs et des membres de CP élus, à parité. Elle réfléchit pendant 3 jours aux problèmes et aux projets qui se posent à notre Église et finit par un vote de décisions.

Mais sans dons et legs l’Église pourrait-elle être en faillite ?

Non, il y a l’espérance, on trouvera une solution. Il ne faut pas se décourager ; il faut avoir confiance. Les Églises renaissent même après les moments difficiles. Gardons la confiance et relisons notre bible, elle nous le redit chaque jour. Je comprends à présent à quoi sert mon offrande…

Alain CHAZALLET, trésorier


Contacts

EPUAlbret–Armagnac,

3 rue Georges Caillau – 47600 Nérac Président: Patrick Goujon–06 14 69 67 98 patrick.goujon@wanadoo.fr

Site Internet : https://albretarmagnac.epudf.org

IBAN: FR76 1330 6003 5023 3698474

 


Promenade biblique pour la création

Samedi 6 septembre, les Sœurs Clarisses avec les communautés catholique et protestante de l’Albret, se sont retrouvées dans le parc de la Garenne pour une balade sous un beau soleil.

Le thème du mois de la Création pour cette année était l’eau. Qui mieux que Dame Baïse pouvait nous accompagner dans ce moment de partage.

Chants, prières, lectures ont ponctué nos pas. Pour finir, nous nous sommes tous retrouvés au presbytère protestant pour un goûter rafraîchissant.

«Au milieu de la place de la ville, entre les deux bras du fleuve, il y a un arbre de vie qui donne des fruits 12 fois : chaque mois, il produit de son fruit; et les feuilles de cet arbre sont un remède pour les nations. »Apocalypse 22,2

 

EAUZE

Anciens membres du conseil presbytéral, Jean Immer et son épouse qui accueillent chaque mois en alternance avec leur sœur un culte à la maison ont respectivement fêté leurs 96° et 93° anniversaires. Cette dernière a, quant à elle, 94 ans. 

 

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